Accueil
Psicologia
À propos Questions Blog Contact Rendez-vous
Retour aux notes et articles

Article

Comment traverser le deuil de la perte d'un animal

Comment traverser le deuil de la perte d'un animal

Il n'y a pas longtemps, notre chienne Molly est morte. Molly était une chienne très active et intelligente, avec une santé qui semblait à toute épreuve. Pourtant, en un instant, et sans que nous puissions le prévoir, elle est partie du jour au lendemain. Maintenant, plus d'un mois plus tard, et bien que nous ayons en grande partie fait notre deuil, nous pensons encore à elle dans les petits moments du quotidien.

Le lien humain-animal

Quiconque a déjà eu un animal de compagnie sait que la connexion que nous entretenons avec eux peut être tout aussi intense, voire plus, que celle que nous partageons en tant qu'êtres humains. Ce lien apporte des bénéfices à de nombreux niveaux, contribuant positivement à la santé et au bien-être. Il permet également de soutenir des personnes qui, autrement, pourraient ne pas bénéficier d'un soutien suffisant, comme les personnes âgées isolées ou les individus qui ont besoin d'animaux d'assistance. La demande d'animaux de compagnie est un phénomène en pleine croissance au Portugal, avec déjà plus de quatre millions d'animaux de compagnie enregistrés.

Le deuil animalier

Il s'ensuit également que le fort attachement ressenti envers nos animaux peut déboucher sur un processus de deuil accompagné d'une grande souffrance lors de leur mort. Cette souffrance est valide et réelle. Cependant, malgré le nombre croissant d'animaux de compagnie, ce deuil reste largement marginalisé, inhibé et considéré comme insignifiant dans la société. Cela fait que les stratégies trouvées pour faire face au deuil dans ces circonstances — comme essayer d'oublier ou de s'isoler — sont totalement inadéquates ou inadaptées.

La recherche sur ce thème confirme de plus en plus cette idée. Les revues qualitatives sur la perte d’animaux de compagnie montrent que beaucoup de personnes décrivent ce deuil comme comparable, en intensité, à d’autres pertes significatives. Il ne s’agit pas seulement de perdre "un animal", mais de perdre une présence quotidienne, une routine, une forme de compagnie et, souvent, une relation d’affection inconditionnelle. La culpabilité, les doutes autour des décisions prises en fin de vie et le manque de reconnaissance de la part des autres sont fréquemment associés à cette souffrance.

C’est aussi pour cette raison que se souvenir ne signifie pas nécessairement rester prisonnier du passé. Garder une photographie, raconter des histoires, conserver un objet pendant quelque temps ou créer un petit rituel peut aider à intégrer la perte. La littérature sur le deuil animal parle souvent de ces liens continus : des manières de maintenir une relation avec l’animal sans nier sa mort. Plutôt que de devoir "passer à autre chose" rapidement, il peut être plus humain de trouver une façon de porter cette relation avec soi, désormais transformée par l’absence.

Si vous traversez ce type de perte, voici quelques stratégies qui peuvent vous aider :

  1. 1. Chaque deuil est individuel. Chaque deuil est un processus. Tous les processus de deuil sont différents et dépendent de plusieurs facteurs, comme la présence de soutiens dans la vie de chacun (comme des enfants ou d'autres animaux), les expériences antérieures de perte (de personnes ou d'animaux) ou même le type d'animal (chien, chat, poisson, etc.). Vous pouvez avoir envie de garder les jouets et les gamelles de votre animal encore quelque temps, ou vous pouvez sentir que vous ne voulez pas les avoir à proximité. Faites ce qui est le mieux pour vous.
  2. 2. Il n'y a pas de bonne façon de faire son deuil, alors permettez-vous de vivre vos émotions à votre manière. Le deuil n'a pas de calendrier, et il est normal de ne pas se sentir bien pendant un certain temps, d'avoir moins d'appétit ou de ne pas réussir à dormir. Votre maison semblera plus silencieuse, plus vide, et parfois vous pourrez même avoir l'impression d'entendre votre animal arriver d'un coin ou le son de son collier. Donnez à votre cerveau le temps de s'adapter à l'absence.
  3. 3. Adoptez un nouvel animal quand vous sentez que vous êtes prêt. Aucun animal de compagnie ne sera jamais identique à celui que vous avez perdu, et cela ne doit pas être un obstacle — mais le moment où vous vous sentirez prêt vous appartient. Indépendamment de ce que l'on peut vous conseiller, vous pourrez sentir que le bon moment pour acquérir un autre animal est dans quelques semaines, mois ou même années. Ou peut-être jamais. Le bon moment, c'est quand vous décidez que c'est le bon moment.
  4. 4. Créez de nouvelles routines et souvenez-vous à votre façon. Vous et votre animal partagiez des interactions et des routines. Vous pouvez vouloir garder des souvenirs, afficher des photos, raconter des histoires ou écrire sur votre lien. Créez des souvenirs à votre façon. Peut-être faisiez-vous cette promenade à cette heure-là de la journée. Essayez de faire la même promenade, mais à une autre heure ou sur un autre chemin. Créez de nouvelles routines et redéfinissez un « nouveau normal ».
  5. 5. Cherchez de l'aide. Parler à d'autres personnes peut faciliter le processus de deuil. Ne vous isolez pas et cherchez le soutien de membres de votre famille ou d'amis, surtout ceux qui ont déjà perdu un animal. Parfois, trouver un forum de partage sur Internet peut aider non seulement à partager votre expérience, mais aussi à élaborer des stratégies pour faire face à la perte. Si vous sentez que la souffrance est si intense qu'elle vous empêche d'accomplir vos tâches quotidiennes, envisagez de consulter un professionnel de la santé mentale.

Articles liés

Continuer à lire sur des thèmes proches :

Wilson Ferreira Santos est psychologue, inscrit à l'Ordre des Psychologues Portugais sous le n.° 25219.

Ces textes accompagnent une pratique clinique centrée sur une lecture attentive et humaine de l'expérience psychologique.

Quand la perte d'un animal est difficile à expliquer

Si ce deuil est vécu avec solitude, culpabilité ou incompréhension, il peut y avoir un espace pour y penser avec soin, sans le minimiser.